Au fur et à mesure que la popularité des CELI grandit, des anecdotes s’ajoutent. Jonathan Chevreau du Financial Post rappelle régulièrement que l’espace CELI des Canadiens n’a pas à être sacrifié dans des produits peu payants.
Pour illustrer son propos, il a eu la brillante idée de comparer les choix de milliers de Canadiens à une «condamnation de pauvreté à la perpétuité». Je ris encore lorsque j’entends des gens qualifier les CPG, comme étant des Certificats de Pauvreté Garantie. Mais en ce moment, on doit avouer qu’ils ont raison.
Chevreau et moi partageons une même déception. Il est décourageant de voir que la majorité des épargnants placent leur CELI dans des produits aux rendements négligeables. Alors implicitement, ils n’évitent que des sommes négligeables en impôt.
Si vous avez choisi des placements générateurs d’intérêts pour votre CELI, lisez ce qui suit. Un acheteur de fonds de marché monétaire peut espérer voir son capital doubler… au bout de 240 ans. En effet, la médiane des fonds de marché monétaire canadiens n’a rapporté qu’un maigre 0,3% en 2009. Pour savoir à quel moment on peut espérer doubler sa mise, on a qu’à prendre la constante 72 divisée par notre taux de rendement 72/ 0,3% = 240 ans. Ça ressemble aux condamnations américaines des fraudeurs de Worldcom et Enron, n’est-ce pas?
Justement, les taux américains sont plus horribles. La moyenne de rendement des fonds monétaires y est de 0,05%! Aussi bien, laisser son argent sous le matelas! Soyons bons joueurs. Parmi les comptes CELI rachetables, que trouve-t’-on de plus payant au Canada?
Le plus haut taux est offert par ING direct et quelques autres. Mais, il n’est que de 2% annuel. En reprenant notre formule du début, vous mettrez 36 ans avant de doubler votre dépôt de 5000$. Comprenez pourquoi je vous invite à sortir un peu du cadre des produits générateur d’intérêt? Lorsque nous trouverons sur le marché des taux garantis de 4% et plus, on pourra y repenser!


Bonjour!
Il ne faudrait pas oublier que Jonathan Chevreau a aussi mentionner que le CELI autogéré est la meilleure façon de bénéficier des 2 mondes, soit les produits d’épargne et les produits de croissance comme les fonds mutuels et les actions. Et bien sur, nous avons ce type de compte de disponible chez nous!
Bonne fin de journée!
Benoit
Merci de la lumière Benoit. On peut ajouter que le public qui veut faire affaire avec vous doit le faire par l’entremise de conseillers indépendants. Un gage d’objectivité que je recommande chaudement.
C’est en lisant le commentaire de Simon que j’ai trouvé votre article.
Vous mettez le doigt sur un véritable problème, soit celui du taux d’intérêt ridiculement bas, offert aux épargnants qui optent pour un CÉLI.
Je vois mal comment un épargnant peut s’enrichir avec un taux d’intérêt annuel de 2% alors que ça couvre à peine l’inflation. S’il eut été un temps idéal pour conserver ses ressources financières et les investir dans un projet de vie dont on s’occupe, soi-même, c’est maintenant.
Vous rappelez-vous les publicités pour des REÉR qu’on voyait, affichant un rendement moyen de 8% par année, sur 50 ans? On est loin de ce proverbial conte de fées avec les taux offerts pour les CÉLI.
Ce qui est encore plus choquant, c’est que nos représentants, au gouvernement, n’ont pas l’air à prendre des mesures pour préserver la valeur de notre patrimoine individuel ou collectif. La saignée de la classe moyenne se poursuit et c’est clair qu’il s’agit d’une catastrophe « au ralenti » qui ne se terminera bien que pour les tenants du pouvoir (à savoir, les banquiers internationaux).