Si on peut identifier un piège avec les comptes d’épargnes libre d’impôt, c’est bien du côté des transferts que cela se passe. Premièrement, si vous avez des placements investis dans un compte ouvert (hors REER), sachez que le transfert de ces épargnes vers un CÉLI entraînera à coups sûrs, un gain ou une perte en capital. En clair, on appelle ça une disposition. Pour la perte, l’impact n’est pas douloureux, mais réaliser un gain en capital alors qu’on ne l’a pas planifier, peut engendrer de mauvaises surprises. Idéalement avant de procéder à de tel transfert, informez-vous auprès d’un bon CA ou CGA! Vous sauverez peut-être quelques dollars.
L’autre désagrément concerne le transfert d’un CÉLI d’une institution à une autre! Par exemple, en janvier dernier vous vous êtes laissé entraîner par le marketing des banques et vous avez cru à tort que le CÉLI doit automatiquement être investi dans un CPG avec un taux de 3%. Réalisant que le CÉLI est comme le REER et peut se placer dans n’importe quel instrument financier, du plus sécuritaire au plus audacieux, vous avez choisi un placement pus approprié à vos besoins et votre tolérance au risque.
Vous voulez donc transférer votre CÉLI de la banque à une firme de fonds de placement. Minute! Certaines institutions ont prévu le coup et vous ont ainsi coincé dans une trappe. Elles peuvent appliquer des frais annuels, des frais de rachat et des frais de transferts très onéreux. Ainsi, dans un CPG au taux de 3%, votre 5000$ à la Financière Banque Nationale produira 150$ d’intérêt libre d’impôt, mais coûtera 50$ en frais annuel. Frustré, vous voudrez le transférer ailleurs et ils vous chargeront 135$! Vous vous retrouverez ainsi 35$ dans le trou! À ce compte, l’impôt est moins gourmand!
Planifier votre CÉLI exige donc que vous vous informiez aussi sur toutes les options de frais et coûts cachés! Beaucoup d’institutions comme la Scotia, la Manuvie et ING n’ont pas ces entourloupettes. Un conseiller indépendant pourrait vous être d’un grand secours!
Ce tableau provient du dossier spécial de LaPresse sur le CÉLI paru en février 2009



Les frais de transfert sont à mon avis intolérable. Les banques ça pue comme les produits chinois de mauvaise qualités. Il faut tout un tour de force pour être gagnant en bout de ligne avec les banques quand on inclue un hypothèque dans le calcul.
Bonjour,
J’ai un peu d’argent dans un compte-chèque et je voudrais ouvrir un CELI. Est-ce que ce transfert sera aussi considéré comme un gain en capital ? Je suppose que non mais j’apprécierai votre avis.
En passant, votre site est très instructif !
Non, vos maigres gains sont de l’intérêt taxables!